Santé en Afrique: Lutter contre le sida pour rentabiliser les investissements

Article publié dans l'édition du Vendredi 11 juin 2004

Le Conseil d’entreprise pour l’Afrique (Corporate council on Africa, CCA) est versé dans la promotion des investissements dans le continent. L’organisation américaine, basée à Washington DC, vise également à accroître les relations entre les entreprises africaines et de potentiels partenaires américains en vue de créer des opportunités d’affaires. Seulement, il est connu que les investisseurs poursuivent le rêve secret de rentabiliser leurs placements. Et le CCA n’échappe pas à la règle.

Avec 200 membres et plus de 80% des investissements (surtout dans les pays anglophones), le taux de pénétration du CCA dans le continent est plus qu’acceptable. Déjà, une opération de charme avait été déployée envers le continent, en juin dernier, avec l’organisation d’un sommet d’affaire auquel avait pris part le président Abdoulaye Wade sur invitation de M. Stephen Hayes, président du CCA. Il y avait aussi quatorze autres de ses pairs et le Président Bush. L’épidémie de VIH/SIDA, du fait de ses ravages, est vue au CCA, comme une bombe à retardement pour l’Afrique. Déjà que le continent est tenaillé par une paupérisation aiguë. Les efforts économiques risquent d’être vains si le combat contre la propagation du sida n’est pas mené à temps

« Nous nous sommes rendu compte en 2002, de la nécessité de participer à la lutte contre le sida en Afrique. C’est ainsi que nous avons contacté la fondation « Bill & Gate Melinda » pour la mise en place d’un volet sur le sida dont elle est le principal bailleur.

« Notre but est de développer un partenariat entre le secteur public et privé surtout qui doit prendre toutes ses responsabilités », explique Maty Niang Touré, responsable de Programme «Sida ». Elle a participé au dernier festival Ebony pour présenter le CCA et son programme de lutte contre le sida.

Consciente des ravages du sida, Mme Touré avance que la maladie « réduit fortement la main d’œuvre et dégrade son niveau de qualification, hausse les coûts d’exploitation, perturbe la production, coupe les revenus et réduit le marché de biens et services, ronge l’épargne et décourage l’investissement ».

Les multiples conséquences fâcheuses de la pandémie ont mené son organisation à entrevoir une « lutte basée sur le partenariat avec les employeurs de travailleurs et le gouvernement afin de prévenir la propagation du sida. » « Ainsi, nous entendons, dit-elle, mener des campagnes de sensibilisation dans les postes de travail». «Il faut, ajoute-t-elle, protéger les personnes vivant avec le VIH, encourager les entreprises à fournir des antirétroviraux».

IBRAHIMA KHALILOULLAH NDIAYE

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